L’Échange Biosim : la source d’information fiable et à jour sur les biosimilaires biologiques au Canada

Faits à propos des biosimilaires

Depuis plus de 21 ans, les médicaments biologiques constituent une option thérapeutique pour les patients atteints d’arthrite inflammatoire. Aujourd’hui, il existe des versions biosimilaires des médicaments biologiques d’origine qui ont perdu la protection de leur brevet. Pour recevoir l’autorisation de Santé Canada, un biosimilaire doit démontrer qu’il est très similaire et qu’il ne présente aucune différence cliniquement significative en matière d’innocuité et d’efficacité par rapport au médicament biologique d’origine[1].

Un biosimilaire est généralement prescrit aux patients par un rhumatologue.

Par exemple :

  • l’adalimumab (Amgevita®), l’adalimumab (Hulio®), l’adalimumab (Hyrimoz®) et l’adalimumab (Idacio®) sont des versions biosimilaires du biologique d’origine adalimumab (Humira®)
  • l’étanercept (Brenzys®) et l’étanercept (Erelzi®) sont des versions biosimilaires du biologique d’origine de l’étanercept (Enbrel®) 
  • l’infliximab (Inflectra®), l’infliximab (Renflexis®) et l’infliximab (Avsola®) sont des versions biosimilaires de l’infliximab d’origine (Remicade®)
  • le rituximab (Ruxience®), le rituximab (Riximyo®) et le rituximab (Truxima®) sont des versions biosimilaires du rituximab d’origine (Rituxan®).

Les biosimilaires ne sont pas des génériques de leur biologique d’origine
Les biosimilaires sont semblables, mais non identiques à leur biologique d’origine

Étant donné la taille, la complexité et la variabilité naturelle des médicaments biologiques et puisque les médicaments biologiques sont créés à partir de cellules vivantes plutôt qu’avec des produits chimiques, un médicament biosimilaire et son médicament d’origine peuvent être semblables, sans être identiques.

Par exemple, la manière dont les médicaments biologiques sont fabriqués rend impossible la production d’une copie exacte de la molécule. Cette approche diffère des autres médicaments sous forme de comprimés que vous avez peut-être déjà pris dans le passé. Des médicaments comme la méthotrexate et l’ibuprofène sont fabriqués à partir de petites molécules chimiques, et non à partir de protéines. Lorsque les brevets de médicaments à petites molécules chimiques arrivent à échéance et que la fabrication de versions génériques de ces médicaments est autorisée, des copies exactes peuvent alors être fabriquées.

Approuvés pour utilisation au Canada depuis 2009, les biosimilaires sont approuvés pour le traitement de l’arthrite inflammatoire depuis 2014. À l’heure actuelle, 33 biosimilaires ont reçu l’autorisation de Santé Canada. Depuis qu’elle a approuvé son premier biosimilaire en 2006 et l’utilisation de biosimilaires pour le traitement de l’arthrite inflammatoire en 2013, l’Union européenne (UE) a approuvé un total de 72 biosimilaires jusqu’à maintenant.

Sur la base de ces preuves scientifiques et des données du monde réel, les rhumatologues de partout au Canada prescrivent maintenant régulièrement des biosimilaires à leurs patients atteints d’arthrite inflammatoire qui ont récemment débuté la prise d’alimumab, d’infliximab, d’étanercept et de rituximab, et en consultation pleine et entière avec leurs patients, commencent à faire la transition du biologique d’origine à son biologique biosimilaire.

Pourquoi les biosimilaires ont-ils été mis au point et approuvés ?

Les biologiques sont des médicaments pouvant aider les patients atteints de maladies graves telles que l’arthrite inflammatoire, le cancer, le diabète, la maladie inflammatoire de l’intestin et le psoriasis. Cependant, il s’agit de médicaments complexes et très coûteux dont le développement peut prendre un temps considérable. Pour les patients, cela signifie un accès restreint à ces médicaments et une couverture coûteuse pour le système de soins de santé. Qu’est-ce que cela signifie pour les régimes d’assurance-médicaments provinciaux ? Selon les données de l’Institut canadien d’information sur la santé, les régimes d’assurance-médicaments publics ont dépensé 14,5 milliards de dollars en 2018, ce qui représente 43,4 % des dépenses en médicaments prescrits au Canada[2]. En 2018, les médicaments biologiques utilisés pour traiter des maladies comme la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn ont représenté la plus grande proportion des dépenses publiques en médicaments pour la 7e année consécutive[3].

Tout comme les économies réalisées grâce aux prix des médicaments génériques fixés par la loi au Canada, les biosimilaires ont la possibilité d’améliorer l’accès aux biologiques pour les patients et de permettre aux systèmes de soins de santé, autant publics que privés, d’économiser des milliards de dollars maintenant et dans les années à venir. Une étude commandée par le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB) du gouvernement canadien a estimé que les régimes d’assurance-médicaments privés et publics du Canada pourraient économiser entre 332 millions et 1,81 milliard de dollars canadiens au cours de la 3e année suivant l’introduction d’un biosimilaire dans un portefeuille de produits[4].

Pourquoi les biosimilaires sont-ils moins coûteux que les médicaments biologiques d’origine ?

Un fabricant de médicaments biologiques doit consacrer de nombreuses années à l’étude d’un nouveau médicament biologique avant qu’il puisse être approuvé au Canada. L’entreprise détient ensuite un brevet sur le médicament qui empêche les autres entreprises de vendre ce produit. Cela permet au fabricant du médicament biologique d’origine de récupérer l’argent qu’il a dépensé pour mettre le médicament sur le marché. Lorsque le brevet d’un médicament biologique d’origine expire, d’autres fabricants sont autorisés à fabriquer une version biosimilaire du médicament. Les fabricants qui produisent des biosimilaires d’autres médicaments biologiques d’origine n’ont pas les mêmes coûts pour mettre le médicament sur le marché et peuvent donc le proposer à un prix inférieur[5].

Quels sont les avantages des biosimilaires pour les patients et notre système de soins de santé ?

Les biosimilaires peuvent représenter trois principaux avantages pour les patients, le système de soins de santé et la société en général :

  1. Les économies réalisées grâce à l’utilisation de biosimilaires peuvent stimuler un réaménagement des « critères d’accès spécial » qui obligent actuellement les patients à faire l’essai d’anciens médicaments moins coûteux sans obtenir de résultats satisfaisants. Puisque les biosimilaires sont beaucoup moins onéreux, les listes de médicaments remboursables, autant privées que publiques, pourraient facilement laisser tomber cette obligation d’essai non concluant avant d’approuver le remboursement des biosimilaires pour ces patients.

  2. Les économies réalisées grâce à l’utilisation des biosimilaires peuvent être réinvesties dans les budgets consacrés aux listes de médicaments remboursables par les régimes privés et publics, permettant ainsi d’améliorer la viabilité de leurs régimes d’assurance-médicaments en ajoutant de nouvelles listes de médicaments et en renforçant la couverture des médicaments existants pour les patients.

  3. Les économies générées par les biosimilaires pourraient être investies dans des aspects non médicaux dont ont besoin les patients, tels que les soins infirmiers spécialisés, les services de conseils professionnels de même que la physiothérapie et l’ergothérapie.

 


[2] Institut canadien d’information sur la santé – Dépenses en médicaments prescrits au Canada – 2019, page 8 https://www.cihi.ca/sites/default/files/document/pdex-report-2019-fr-web.pdf

[3] Institut canadien d’information sur la santé – Dépenses en médicaments prescrits au Canada page 11 (Les 10 principales catégories de médicaments…) https://www.cihi.ca/sites/default/files/document/pdex-report-2019-fr-web.pdf

[4] Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés - Économies potentielles associées aux biosimilaires au Canada http://www.pmprb-cepmb.gc.ca/CMFiles/NPDUIS/2017_Conference_Posters/post_6_biosim.pdf

[5] Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé – Les médicaments biosimilaires : Réponses à vos questions https://www.cadth.ca/sites/default/files/pdf/biosimilar_drugs_patient_tool_fr.pdf

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Biosimilars FAQs

  Qu’est-ce qu’un biologique ?

Aujourd’hui en Amérique du Nord, en Europe et en Asie, plus de biologiques, d’origine et biosimilaires, sont utilisés dans le traitement de l’arthrite inflammatoire que dans n’importe quelle autre maladie.

Depuis les 20 dernières années, les biologiques sont devenus une option de traitement salutaire pour les patients atteints d’arthrite inflammatoire qui s’est révélée réfractaire au traitement conventionnel par antirhumatismaux synthétiques modificateurs de la maladie (ARMM), tels que l’hydroxychloroquine ou la sulfasalazine.

Les biologiques sont fabriqués à partir d’organismes vivants, comme des cellules vivantes, modifiés par des processus biotechnologiques. Ces processus permettent ensuite aux cellules et organismes vivants de produire l’ingrédient actif du médicament biologique. Cet ingrédient actif, communément appelé « protéine », est ensuite prélevé des cellules productrices. Les biologiques fabriqués à partir de protéines sont plus complexes et d’une taille plus importante que les petites molécules de médicaments en vente libre comme l’ibuprofène (Advil par ex.) ou sous ordonnance comme la méthotrexate.

  Qu’est-ce qu’un biologique biosimilaire ?

À mesure que les brevets et la protection des données expirent pour les médicaments biologiques d’origine, d’autres fabricants peuvent produire de nouvelles versions de ces médicaments biologiques appelées biosimilaires. Pour être approuvé par Santé Canada, un biosimilaire doit démontrer qu’il présente une efficacité, une innocuité, un profil d’immunogénicité et une qualité similaires à ceux du médicament biologique d’origine et qu’il procure aux patients les mêmes avantages thérapeutiques[1].

L’utilisation des biosimilaires est approuvée au Canada depuis 2009 et pour l’arthrite inflammatoire depuis 2014. Trente-trois biosimilaires sont actuellement approuvés par Santé Canada.

  Qu’est-ce qu’un biologique d’origine (appelé également « biologique de référence » ou « biologique de marque ») ?

Un médicament biologique d’origine est un médicament dont la vente a été approuvée par Santé Canada. Il est également appelé médicament biologique « de référence » parce qu’il s’agit du médicament auquel Santé Canada compare un biosimilaire au cours du processus d’approbation d’un biosimilaire.

  Les biosimilaires sont-ils des biologiques génériques ?

Les médicaments génériques sont des copies de médicaments de marque. Comportant le même ingrédient actif, ils sont identiques au médicament de marque en matière de forme posologique, d’innocuité, de force, de voie d’administration, de qualité, de performance et d’utilisation prévue.

S’ils respectent les exigences de Santé Canada en matière d’innocuité et d’efficacité, les biosimilaires sont autorisés à entrer sur le marché à l’expiration du brevet du biologique d’origine. Les biosimilaires, tout comme les médicaments génériques, sont des versions moins coûteuses de médicaments de marque déposée. Leur processus d’autorisation est abrégé de façon à éviter de reproduire de coûteux essais cliniques. Cependant, les biosimilaires ne sont pas des médicaments génériques parce que, contrairement aux médicaments non biologiques, ils ne peuvent être copiés à l’identique. Il est possible de démontrer que les biosimilaires et leurs médicaments biologiques d’origine sont très similaires, mais pas identiques. En effet, les médicaments biologiques (biosimilaires et d’origine) sont souvent volumineux et complexes et fabriqués à partir de cellules vivantes plutôt qu’à l’aide de produits chimiques; ils sont donc naturellement variables.

  Qu’est-ce que l’immunogénicité ?

Le système immunitaire a évolué de façon à pouvoir reconnaître des protéines étrangères dans l’organisme. Les biologiques sont habituellement injectés dans le corps et le système immunitaire réagit souvent à cette intrusion. On parle alors de l’immunogénicité d’un produit. Parfois, l’immunogénicité ne peut être détectée qu’au moyen d’analyses de laboratoire sophistiquées et n’a aucun impact sur le patient alors que dans d’autres cas, l’immunogénicité peut avoir un impact sur l’innocuité et sur l’efficacité du médicament. Pour ces raisons, des études démontrant qu’il n’y a pas de différences cliniquement significatives en matière d’immunogénicité entre le médicament biologique d’origine et le biosimilaire sont requises pour l’autorisation d’un biosimilaire. En outre, les fabricants de biosimilaires sont tenus de surveiller le potentiel d’immunogénicité du biosimilaire après son utilisation au Canada[1].


[1] Santé Canada – Médicaments biologiques biosimilaires au Canada : fiche d’information – L’immunogénicité et la façon dont nous l’abordons pour les médicaments biosimilaires https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/produits-biologiques-radiopharmaceutiques-therapies-genetiques/information-demandes-presentations/lignes-directrices/fiche-renseignements-biosimilaires.html

  Qu’est-ce que l’interchangeabilité ?

Au Canada, l’interchangeabilité réfère souvent à la capacité du pharmacien de remplacer un médicament par un médicament équivalent au moment de la délivrance au patient sans l’intervention du médecin prescripteur, lorsque ce médicament est considéré interchangeable par l’organisme de réglementation provincial ou territorial. Par exemple, il s’agit d’une pratique courante de substituer à un médicament dont le brevet est expiré un produit générique équivalent, considéré comme interchangeable.

Prenons l’exemple d’un patient qui s’administre un médicament biologique par injection pour traiter sa polyarthrite rhumatoïde. Pour recevoir un biosimilaire plutôt que le produit de référence, le patient doit présenter une ordonnance de son rhumatologue spécifiant en toutes lettres le biosimilaire. Cependant, lorsqu’un produit est approuvé par Santé Canada comme étant interchangeable, le patient peut très bien présenter au pharmacien une ordonnance pour un produit de référence et, selon la province ou le territoire, le pharmacien pourra y substituer le produit interchangeable spécifique au produit de référence prescrit, sans consulter le rhumatologue au préalable.

Actuellement et en ce qui a trait aux biosimilaires, Santé Canada a déclaré que les biosimilaires n’étaient pas considérés comme étant interchangeables avec leur biologique d’origine. L’autorisation d’utilisation d’un biosimilaire par Santé Canada est accordée indépendamment des décisions de la province, du territoire ou des systèmes d’assurance-médicaments privés concernant leur ajout aux listes de médicaments remboursables ou à l’interchangeabilité entre ces produits. En vertu des nouvelles lignes directrices de Santé Canada, les décisions concernant l’interchangeabilité sont du ressort des gouvernements provinciaux et territoriaux. Ces derniers régissent également les pratiques de substitution en pharmacie.

  Que signifie « transition » ?

Les termes « changement » ou « transition » signifient qu’un patient passera d’un médicament à un autre. Dans le cas des biosimilaires, il existe deux types de transitions :

La « transition médicale » survient lorsqu’un patient ne répondant pas adéquatement au traitement actuel avec un biologique d’origine ou le biosimilaire de son choix fera la transition vers un autre biologique d’origine ou un autre biosimilaire comportant une action moléculaire différente. Cette décision, prise conjointement par le patient et son rhumatologue, a pour but de reprendre un maximum de contrôle de l’évolution de la maladie.

La « transition par politique » (ou changement non médical) survient lorsqu’un régime d’assurance-maladie public ou privé exige que les patients passent de leur biologique d’origine actuel à son biosimilaire, généralement parce que ce dernier est sensiblement moins dispendieux. La transition par politique n’est pas motivée par une raison médicale.

Les patients doivent-ils passer aux biosimilaires au Canada ?

Au cours des 6 dernières années, les régimes d’assurance-médicaments provinciaux du Canada ont inscrit les marques biosimilaires avant les médicaments biologiques d’origine pour les patients naïfs de traitement (patients qui n’ont pas déjà reçu le médicament biologique d’origine). Depuis 2019, certains régimes d’assurance-médicaments provinciaux ont également commencé à mettre en œuvre des politiques de transition pour les biosimilaires qui modifient la couverture de certains médicaments biologiques[1]. Dans le cadre d’une politique de transition, les patients et leurs prescripteurs disposent d’une certaine période pour discuter de la transition d’une marque d’origine à une marque biosimilaire. Les patients qui ne sont pas en mesure d’effectuer la transition ou qui ont une réaction indésirable au biosimilaire peuvent demander une couverture exceptionnelle « d’autorisation spéciale » pour le médicament biologique d’origine[2].

Avant de procéder à la transition, les médecins et leurs patients doivent être pleinement informés et disposer de toutes les informations disponibles sur le médicament biosimilaire, telles que les détails sur la politique de remboursement, les informations sur le programme de soutien aux patients, y compris les noms et numéros de téléphone des personnes à contacter.

Position de Santé Canada sur la transition

Dans le contexte de l’utilisation d’un médicament biosimilaire, Santé Canada « considère que le changement entre produits autorisés renvoie au passage de l’utilisation courante d’un produit spécifique à l’utilisation courante d’un autre produit spécifique. Les patients et les fournisseurs de soins de santé peuvent avoir confiance en le fait que les médicaments biosimilaires sont efficaces et sécuritaires pour chacune de leurs indications autorisées. Aucune différence d’efficacité et d’innocuité n’est prévue à la suite d’un changement d’utilisation courante entre un médicament biosimilaire et son médicament biologique de référence pour une indication autorisée[3].

 
Qu’est-ce que l’effet nocebo ?

La transition d’un patient d’un biologique d’origine vers un biosimilaire peut être parfois associée à un possible effet « nocebo », un phénomène qui se produit lorsque les convictions négatives d’un patient envers un médicament entraînent des effets indésirables plus marqués que généralement observés pour ce médicament. Essentiellement, il s’agit ici de l’effet inverse de l’effet placebo.

La façon qu’auront les rhumatologues et les autres fournisseurs de soins de santé de communiquer avec les patients à propos de la transition vers un biosimilaire est au cœur même de la prévention de l’effet nocebo. Les patients devraient être informés bien à l’avance de la transition. L’accès à de l’information pertinente fondée sur la recherche contribuera à la compréhension et à la responsabilisation du patient. Enfin, le temps alloué à une consultation avec un rhumatologue pour discuter de la transition vers un biosimilaire devrait être suffisamment long pour permettre au patient de bien comprendre le concept des biosimilaires et de la transition et d’aborder toutes les préoccupations de façon efficace.


[1] Colombie-Britannique - L’initiative sur les biosimilaires pour les patients (en anglais seulement) https://www2.gov.bc.ca/gov/content/health/health-drug-coverage/pharmacare-for-bc-residents/what-we-cover/drug-coverage/biosimilars-initiative-patients

Alberta - Croix Bleue : L’initiative sur les biosimilaires financée par le gouvernement (en anglais seulement) https://www.ab.bluecross.ca/government-plan/biosimilar-initiative.php

[2] Colombie-Britannique - L’initiative sur les biosimilaires pour les patients (en anglais seulement) https://www2.gov.bc.ca/gov/content/health/health-drug-coverage/pharmacare-for-bc-residents/what-we-cover/drug-coverage/biosimilars-initiative-patients

[3] Santé Canada – Médicaments biologiques biosimilaires au Canada : fiche d’information. Changement : https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/produits-biologiques-radiopharmaceutiques-therapies-genetiques/information-demandes-presentations/lignes-directrices/fiche-renseignements-biosimilaires.html

  Qu’est-ce que l’extrapolation ?

Dans le cas des biosimilaires, compte tenu de la façon dont ils ont été mis au point, il n’est pas toujours nécessaire de réaliser des études cliniques pour toutes les indications pour lesquelles l’efficacité du produit d’origine a été démontrée. Plutôt, il est possible d’étendre à d’autres indications les données d’une indication portant sur l’efficacité et l’innocuité. On parle alors d’extrapolation ou d’extension des indications. Une indication est un terme qui désigne l’utilisation d’un médicament pour traiter une maladie ou une condition médicale spécifique. De nombreux médicaments biologiques sont autorisés pour plus d’une indication.

Puisque le biosimilaire présente une structure et une fonction similaires à celles du biologique d’origine dont l’efficacité et l’innocuité ont été démontrées, il n’est donc pas nécessaire de refaire les études cliniques pour chacune des indications.

Médecins et patients peuvent donc avoir confiance dans l’utilisation d’un biosimilaire pour chacune des indications approuvées par Santé Canada.

Des questions à propos de la recherche sur les biosimilaires ? Partons à la recherche des réponses pour vous.

Comme les données de la recherche sur les biosimilaires continuent d’être publiées et les politiques à évoluer, le comité ACE continue d’offrir de l’information destinée à la collectivité arthritique. Afin de nous aider à remplir cet engagement, nous vous invitons à nous adresser vos questions. Nous vous fournirons des réponses et ajouterons ce contenu à notre site Web. C’est là tout l’intérêt de l’Échange Biosim.